Capture de Saleck Ould Cheikh: A quoi joue le porte-parole du gouvernement mauritanien ?

calb21309a_jpgLa capture par les autorités guinéennes du dangereux terroriste Saleck Ould Cheikh, en villégiature pendant 3 semaines, n’est pas du goût de tout le monde. Et surtout de ceux à qui nos forces de sécurité ont retiré une grosse épine du pied, si on s’en tient aux échos de la presse du pays d’origine du fugitif. Et ce n’est pas le ministre mauritanien coiffé de la double casquette de chargé des relations avec le parlement et de porte parole du gouvernement, Mohamed Lemine Ould Cheikh, qui dira le contraire.

Si le sujet concerné n’était pas un djihadiste reconnu, condamné à mort pour tentative d’assassinat contre le président Mohamed Ould Abdel Aziz himself, qu’il n’avait pas nargué ses très compétents geôliers du côté de Nouackchott, on se serait pincé pour y croire. Ainsi, Alpha Condé a raconté des sornettes quand il dit que ce sont les forces de sécurité guinéennes qui ont arrêté Ould Cheikh et qu’il aurait immédiatement informé le président mauritanien. Ainsi, les services de renseignement mauritaniens n’avaient pas perdu la trace de l’évadé. Un mec qui a même eu le temps d’apprécier une séance de pédicure manucure, de faire bronzette et de se laisser pousser les cheveux ! Ainsi, comme porté par un étonnant pouvoir d’ubiquité, les éléments du GIGN mauritanien, arrivés en Guinée au second jour de l’arrestation de l’individu « wanted » (recherché), l’ont mis… aux arrêts sur le territoire guinéen dès qu’il y a posé ses pieds souillés du sang des innocents. Le contact établi par la gendarmerie guinéenne avec les conducteurs de moto taxi serait donc une fable digne des plus grands conteurs. Et puis quoi encore ? Qu’allons-nous encore ingurgiter de la part d’un responsable qui a du mal à expliquer encore moins justifier le camouflet que lui a fait subir un tout p’tit djihadiste ? Quel peut être le rôle majeur d’éléments encagoulés, sans doute d’une efficacité irréprochable, parfaitement disposés sur le tarmac de l’aéroport de Conakry comme à la parade, à qui les forces de l’ordre guinéennes remettent un fugitif arrêté la veille et interrogé pendant plusieurs heures ? Ils ont même eu droit à la séance photo ! Qui a vu l’ombre d’un soldat mauritanien du côté de Boké ? Nous pensons qu’il faut stopper le massacre et arrêter de prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages. Il y a des jours comme ça, où face à la rigueur et l’implacabilité des faits, mieux vaut en rire qu’en pleurer. Cela nous rappelle l’histoire de l’homme qui voulait aller à vélo sur la planète Venus au 17è siècle…

Babou Camara

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