Russie : après six ans d’étude, onze officiers policiers guinéens enfin de retour au pays

Sanoh-4-300x200Onze officiers de la police guinéenne envoyés en Russie depuis 2009 dans le cadre de la coopération bilatérale, en vue de se spécialiser dans leurs domaines respectifs, sont revenus au pays au terme de six ans d’étude.

 

Repartis dans les différentes Académies de police de la Russie, principalement à Moscou, Saint-Pétersbourg et Volgograd, nos officiers policiers guinéens ont bouclé une intense formation à la fin du mois de juillet 2016.

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Quelques jours après la remise de leur diplôme par le pays hôte au cours d’une cérémonie solennelle, ils se sont embarqués pour l’aéroport de Conakry où ils ont été accueillis par les proches dans la nuit du lundi au mardi.

 

Visiblement en forme et très fiers d’avoir brillamment représenté la Guinée en Russie, les officiers de police guinéens se disent déterminés de servir leur patrie, matin, midi et soir, et ce, pour le bonheur des populations.

 

Interrogé, Touré Cheick Oumar, inspecteur principal de police, est aux anges pour, dit-il, avoir bouclé une grande mission de formation qui a duré six ans dans l’une des prestigieuses académies du ministère de l’intérieur Russe.

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« A l’issue de notre formation, les onze officiers de police que nous sommes pensons, et j’en suis convaincu, que nous serons à la hauteur des attentes. Je salue le courage et la discipline de tout un chacun d’entre nous.

 

Ça n’a pas été facile, certes, mais je pense que cette formation est importante, à mes yeux, pour notre pays. Je remercie la police, qui a porté cette confiance en nous. De retour au pays, nous nous battrons pour protéger les personnes et leurs biens. Nous avons reçu un cœur forgé, qui nous permettra d’honorer la confiance placée en nous. Cette mission de formation nous a été utile.

 

Pour terminer, je remercie le président de la république, le premier ministre et son gouvernement, particulièrement notre département de tutelle, et son cabinet. Ils nous recevaient à tout moment, décrochaient nos appels et réglaient nos problèmes au quotidien ».

 

Egalement de retour, Abdoulaye Djibril Diallo, inspecteur principal de police, est fier de rentrer servir sa patrie.

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« Je fais partie des onze officiers policiers guinéens ayant bénéficié la formation à l’académie de Volgograd en Russie. C’est un double sentiment de joie et de satisfaction.

 

Nous avons suivi six longues années de formation dans une grande académie de police. Donc, nous savons que les tâches qui nous attendent avec les collègues que nous trouveront sur le terrain sont immenses. Je remercie le gouvernement, notre ministère, la fédération de Russie, mes collègues de formation et mes parents.

 

Je garde de bons souvenirs. Ça n’a pas été facile. Nous avons été courageux pour surmonter les obstacles. Finalement, tout s’est bien passé. Dieu merci. Nous avons obtenu un résultat satisfaisant. Nous sommes prêts pour servir le pays ».

 

Seule dame parmi le groupe, Aicha Sanoh, inspectrice principale de police (promotion 2008), peut désormais sourire et croiser les bras, dès sa descente à l’aéroport international de Conakry dans la nuit du lundi au mardi.

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« Je remercie le Bon Dieu. Je fais partie des collègues en provenance de la Russie. Ce n’est pas parce que nous sommes les meilleurs mais plutôt parce que le choix est tombé sur nous. Le but de notre formation est d’assurer la relève de la police guinéenne.

 

Si je suis là aujourd’hui, ce n’est pas parce que je suis la seule fille ou parce que je suis la meilleure. Non. Au contraire, c’est parce que le choix est tombé sur moi. Alors, je demande à la gent féminine de se battre, de ne pas croiser les bras. On parle de l’égalité des sexes, d’accord. Mais nous devons le prouver, nous femmes.

 

Je remercie mon département, la fédération de Russie, mes parents, la presse, mes collègues. Je suis de retour avec la ferme conviction de servir mon pays que j’aime tant ».

 

Enfin, Dr Soropogui Foromo, inspecteur principal de police, a soutenu, au micro de guinéenews, qu’on ne peut pas parler de développement d’un pays sans toutefois parler de la sécurité des personnes et de leurs biens.

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« C’est pourquoi pour renforcer cette sécurité, nous avons suivi une formation professionnelle en Russie. Si nous tous ici, avons tout abandonné en Guinée pour aller nous former en Russie, c’est parce que nous aimons notre pays.

 

Avec la crise, les conditions d’étude n’étaient pas faciles mais nous nous sommes sacrifiés. Donc, nous sommes venus pour sécuriser les populations et leurs biens.

 

C’est notre manière de participer au développement du pays ».

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