Sida: des chercheurs développent un antiviral capable de bloquer le VIH

cliniqueDes scientifiques français et américains ont testé avec succès un nouvel anticorps contre le virus du sida sur des singes. Un essai clinique sur des humains devrait être lancé en 2018.

Des chercheurs du groupe pharmaceutique français Sanofi et des Instituts nationaux américains de la santé (NIH) ont développé un triple antiviral présenté comme extrêmement prometteur pour la prévention et le traitement du virus du sida.

Le traitement, dont les détails ont été publiés mercredi dans la revue américaine Science, a permis de protéger des singes contre le virus simien du sida (VIS) et des souches du virus de l’immunodéficience humaine (VIH).

Sanofi va mener un essai clinique de phase 1, qui devrait débuter en 2018 sur des volontaires en bonne santé et des personnes infectées par le VIH, afin de déterminer l’innocuité et l’efficacité de cette nouvelle molécule.

Des tests positifs sur les singes

Pour cette expérience, les chercheurs ont traité trois groupes de huit singes. Les deux premiers avec respectivement de simples anticorps (VRC01 et PGDM1400) et le troisième groupe avec le triple anticorps.

Cinq jours après, les 24 singes ont été exposés à deux souches du virus simien du sida et à une combinaison de VIH. La majorité des animaux des deux premiers groupes, cinq et six sur huit respectivement, ont été infectés. Par contre, aucun animal du troisième groupe traité avec le triple anticorps n’a été contaminé, ont précisé les chercheurs.

Un antiviral prometteur

Cet antiviral « à trois têtes » a procuré une meilleure protection que tous les autres anticorps testés jusqu’alors, neutralisant 99% des plus de 200 différentes souches du VIH-1, ont-ils précisé. Le nouvel agent a également été testé sur des cellules humaines en laboratoire.

« Cette approche a le potentiel d’améliorer la protection contre le VIH et constitue également une fondation pour de nouveaux traitements contre le cancer et des maladies auto-immunes et infectieuses », estime le docteur Gary Nabel, responsable scientifique de Sanofi et principal auteur de ces travaux.

AFP

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