Le gouvernement demande le départ de Rokhaya Diallo du Conseil national du numérique

BBGITaD.imgLa présence au sein du CNNum de l’auteure et militante féministe et antiraciste ne faisait pas consensus. Le gouvernement l’écarte.

Deux jours après la présentation de l’organigramme, le voilà remis en cause. Le secrétaire d’État au numérique Mounir Mahjoubi a demandé à la présidente du Conseil national du numérique (CNNum) de « proposer une nouvelle composition » de l’organisme, qui « a besoin de sérénité pour travailler ».

Le secrétaire d’État répond ainsi aux sollicitations de plusieurs personnes à l’Élysée et à Matignon, qui l’auraient alerté sur la présence dans le CNNum – composé de dix personnalités du secteur académique, dix du secteur économique et dix de la société civile – de Rokhaya Diallo, auteure et militante féministe et antiraciste, selon « le Figaro ».

Marie Ekeland, la présidente du CNNum, avait été « autorisée à intégrer des personnalités aux points de vue différents de ceux du gouvernement, ce qui était une première », d’après « les Échos ».

La députée Les Républicains Valérie Boyer avait adressé le 13 décembre un courrier au Premier ministre Édouard Philippe dans lequel elle critiquait la nomination de Rokhaya Diallo, une « contradiction » selon elle. « Vous mettez en avant Rokhaya Diallo qui parle de ‘femmes racisées’ et le rappeur Axiom qui associe les Français à des ‘porcs’. Je cite : ‘je m’appelle Hicham et pas Stéphane voilà qui dérange les porcs' », écrivait-elle. Rappeur qui a par ailleurs indiqué avoir saisi son avocat sur ces accusations.

« Plus à l’ordre du jour »

« La raison semble l’emporter », a commenté Valérie Boyer après le communiqué de Mounir Mahjoubi sur sa demande de recomposition du CNNum.

Rokhaya Diallo a-t-elle fait savoir, également sur Twitter, que sa nomination au CNNum n’est « plus à l’ordre du jour ». À un utilisateur qui estime qu’il est contradictoire de parler du racisme d’État et de rejoindre un organisme consultatif qui oriente la politique gouvernementale, elle demande :

« Je n’ai pas le droit de collaborer avec les institutions de mon propre pays parce que j’ose dire publiquement qu’elles sont imparfaites ? »

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