Pour son ex-avocat, Donald Trump est «un raciste, un escroc et un tricheur»

Michael Cohen est devenu un témoin dangereux et potentiellement gênant pour Donald Trump après avoir accepté de coopérer avec la justice. [MANDEL NGAN / AFP]

Selon Michael Cohen, l’ancien avocat personnel de Donald Trump, le président américain est «un raciste, un escroc et un tricheur». Des accusations graves tenues ce mercredi 27 février devant la commission de contrôle de la Chambre des représentants.

L’ancien avocat new-yorkais, qui a fréquenté pendant dix ans l’ex-magnat de l’immobilier, était entendu par les sénateurs de la Chambre des représentants, passée sous pavillon démocrate, sur les affaires privées de l’actuel président des Etats-Unis et ses liens supposés avec la Russie.

«J’ai honte d’avoir collaboré avec Donald Trump»

«Je suis ici pour dire au peuple américain ce que je sais [de Donald Trump], a-t-il lancé, indiquant qu’il «regrett[ait] le jour où [il a] dit oui» au président. «J’ai honte» d’avoir collaboré avec lui, a-t-il ajouté.

Michael Cohen est devenu un témoin dangereux et potentiellement gênant pour Donald Trump après avoir accepté de coopérer avec la justice, le président américain ne cessant d’ailleurs depuis de chercher à discréditer son ancien fidèle collaborateur.

«Il ment pour réduire sa peine de prison», selon Donald Trump

«Michael Cohen a été l’un parmi de nombreux avocats qui m’ont représenté [malheureusement]», a d’ailleurs tweeté Donald Trump, actuellement au Vietnam pour son deuxième sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

«Il ment afin de réduire sa peine de prison», a-t-il poursuivi, ajoutant que Michael Cohen avait été radié du barreau dans l’Etat de New York.

En décembre 2018, l’ex-avocat a en effet été condamné à trois ans de prison pour fraude fiscale, parjure et infraction au code électoral et sera incarcéré le 6 mai prochain.

L’air sérieux, les traits tirés, l’ancien avocat a ajouté que Donald Trump était au courant à l’avance des révélations de WikiLeaks concernant sa rivale Hillary Clinton.

«Des soupçons» de collusion avec la Russie

Mais il a dit aussi n’avoir «aucune preuve directe» allant dans le sens d’un quelconque complot entre le président américain avec la Russie. «Je n’en ai pas. Je veux être clair. Mais j’ai des soupçons», a-t-il toutefois nuancé.

Face aux sénateurs, il a aussi expliqué comment il avait reçu pour instruction de son ex-patron de mentir sur un projet immobilier en Russie en pleine campagne présidentielle de 2016.

Un racisme «bien pire» en privé

Quant au racisme supposé du 45e président des Etats-Unis, Michael Cohen a affirmé que Donald Trump «est bien pire» que ce qu’il a donné à voir.

«Une fois, il m’a demandé si je pouvais nommer un pays dirigé par une personne noire qui ne soit pas un ‘pays de merde’. A l’époque Barack Obama était président des Etats-Unis», a-t-il déclaré.

Devant les dizaines de membres de la commission, Michael Cohen devrait, au cours de plusieurs heures, parler en détails des affaires privées du président américain et de ses liens avec la Russie, qui auraient pu influencer son élection en 2016.

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