EXPULSION DE MOHMED TALL D’UN BÂTIMENT DE L’ETAT

Expulsion de Mohamed Tall d’un bâtiment de l’Etat : le patrimoine bâti-public, preuves à l’appui, cloue auLpilori l’ex ministre

Le patrimoine bâti public, met fin aux spéculations qui tournent au tour de l’expulsion de l’ancien ministre de l’élevage, d’un bâtiment de l’Etat qu’il occupait depuis 2016 (quand il rentrait au gouvernement).

Selon Mohamed Lamine Yayo, Directeur Général du patrimoine bâti-public que nous avons approché, ce mercredi 27 mars 2019, Mohamed Tall avait un contrat avec le patrimoine bâti.

Il s’agissait d’un contrat dans lequel tous les contours juridiques étaient connus d’avance.

Dans les clauses administratives, « il est dit que dès que vous cessez d’être ministre, les six (6) mois qui suivent, vous devez rendre le bâtiment. Mais tel n’a pas été le cas chez Mohamed Tall », a fait savoir Monsieur Yayo.

« Depuis son éviction du gouvernement, nous avons essayé d’établir un pont pour que nous puissions aller à la restitution du bâtiment sans esclandre. Mais, en vin ! », a-t-il déclaré.

« J’ai entendu dire par voie de presse, qu’il a effectué des dépenses pour réhabiliter le bâtiment. Mais dans les clauses, il est dit que vous n’avez pas droit d’engager quelques dépenses que ce soit, sans que le préalable qui consiste à informer la direction du patrimoine bâti pour qu’elle approuve et vous accompagne, ne soit rempli. Mais cet accord, il ne l’a pas respecté », a dit le premier responsable du patrimoine bâti, qui n’a pas hésité d’exhiber des papiers à l’appui.

« Nous étions même en phase d’établir un protocole d’entente pour que l’expulsion se déroule sans heurts. Monsieur Tall, a librement a fixé une date à laquelle il devrait libérer le bâtiment. Mais contre toute attente, il est venu à notre bureau, il s’est rétracté et a refusé même d’exhiber les pièces justificatives des dépenses qu’il aurait effectuées sans l’accord préalable de la direction du patrimoine bâti public. Cette correspondance de rappel est là », enfonce-t-il.

C’est pour cette raison que le 19 mars, selon les papiers, une sommation interpellative de libérer les lieux, a été adressée à l’ancien ministre Tall.

 

Celle-ci a été suivie d’une assignation en expulsion en date du 20 mars 2019 à 11 heures 30 minutes.

Sur cette dernière copie, c’est la fille adoptive de Mohamde Tall du nom de Saran Diané, qui a accusé réception.

Mohamed Lamine Yayo, affirme, par ailleurs que le 25 mars dernier, il a été permis à Mohamed Tall d’avoir accès à la résidence pour sortir ses biens.

Pour ceux qui estiment que c’est un règlement de comptes politique, Mohamed Lamine Yayo s’inscrit en faux.

« C’est archi-faux, c’est une élucubration tendancieuse. La nébuleuse qui soutient que c’est un règlement de comptes politique, il n’en est en rien. Les papiers l’attestent », souligne-t-il.

Quant à l’information distillée ici et là comme quoi, des bérets rouges ont monté une garde devant la résidence, le directeur général du patrimoine bâti dément celle-ci aussi.

Ce sont des agents de la gendarmerie que le haut commandement a mis à la disposition du patrimoine bâti, qui y assurent la garde.

A rappeler que selon les papiers exhibés par la direction du patrimoine bâti public, l’ancien ministre de l’élevage devait libérer la résidence au plus tard le 18 mars 2019.

Mamadou Sagnane

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