Gouvernement guinéen : un an après la nomination de Kassory Fofana à la primature

C’était le 21 mai 2018 que le président de la république pour la troisième fois depuis qu’il trône à la tête du pays, a décidé de trouver un visage nouveau, pour coordonner les actions de son gouvernement.

Jusque-là, c’était presque lui et lui seul même au cœur du fonctionnement de son administration.

A cause du caractère indolent et apathique de ceux qui se sont succédé à la tête de la primature jusqu’à ce 21 mai 2018, il fallait un nouveau leadership pour une meilleure coordination des actions du gouvernement.

Kassory Fofana sera sans surprise ce nouveau choix.

Celui dont le nom était sur toutes les lèvres, à cause des grandes tractations qui ont prévalu pour répondre aux exigences du parti du dépositaire du décret, qui étaient de ne plus promouvoir celui qui deviendra militant mais plutôt qui l’est à l’origine.

Commence alors pour celui-là, qui est reconnu être un homme de caractère, à la personnalité imposante, à l’autorité et au leadership, incontestables, une nouvelle aventure dans un contexte socio-politique défavorable, où les agitations menaçantes dans les médias    résonnent dans les rues de la façon la plus inquiétante, du fait des réclamations d’ordres social et politique.

Le temps de calmer la rue pour un chef d’une très grande autorité et d’un franc-parler jugé par certains de ses interlocuteurs comme du mépris et de l’arrogance, lui ont été préjudiciables pour le respect de son agenda annuel conformément à sa vision résumée dans son discours de politique générale.

Un an après

A sa nomination, Kassori Fofana a promis d’améliorer les conditions de vie des guinéens par des actions d’inclusion sociale.

Il a alors créé l’agence nationale d’inclusion sociale (ANIES), pour une croissance inclusive avec un budget bouclé à hauteur 400 millions dollars dont le but est de   sortir de l’état d’extrême pauvreté, plus de 2 millions de guinéens.

Dans la même logique, a été créée l’agence nationale de financement des collectivités (ANAFIC), pour la redistribution des recettes générées par l’exploitation minière.

15% de ces recettes constituent essentiellement le budget de l’agence.

C’est 1034 micro-projets pour plus de 2 mille milliards GNF permettant un meilleur accès des populations aux services sociaux de base.

Il a aussi promis d’améliorer le cadre de vie des guinéens en s’attaquant à l’insalubrité. Mais les montagnes d’immondices mettent un bémol à la campagne citoyenne, entre autres stratégies mises en œuvre.

Il y a toujours à espérer avec la mobilisation des fonds importants pour financer de nouvelles stratégies pérennes.

Il a aussi et surtout promis de rendre la gouvernance vertueuse en luttant contre la corruption et la délinquance financière.

Le chef du gouvernement a pu restaurer sa réputation ancienne pour ce genre de combat par la relance de l’audit, des procès ouverts contre certains responsables de régies financières, une première dans le pays depuis l’élection d’Alpha Condé, puis par le recadrage budgétaire avec une coupe importante sur des budgets de fonctionnement de certains départements.

Les réalisations importantes dans le domaine des infrastructures avec de gros efforts de réhabilitation et de reconstruction des routes par son ministre des travaux publics, donnent aussi un sens à son bilan.

La quiétude sociale acquise plus tard au prix de la violation de la loi, a favorisé pour l’ancien ministre des finances, en si peu de temps, la réalisation de ses quelques promesses les plus importantes.

Au regard des résultats, il est certain que Kassory Fofana n’a pas déçu les attentes que nombre de guinéens ont fondées sur sa nomination.

Le rythme d’exécution de ses actions pour un agenda qu’il croit sincèrement meilleur pour le développement du pays, pourrait prendre un coup sérieux à cause d’un climat politique incertain.

Mohamed

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