TRIBUNE:Guinée : pour avoir été ‘’trahi’’ par le président Alpha Condé et son entourage, Sidi Mouctar Dicko menacerait de rejoindre l’opposition par SEKOU AMADOU N’DIAYE

Sidi Mouctar Dicko est l’ancien secrétaire général du très stratégique ministère des Finances. Il a beaucoup côtoyé le professeur-président  Alpha Condé. Sous le régime Conté, les deux hommes se sont en effet retrouvés à la Maison centrale de Conakry, pour diverses raisons. Chacun des deux pensionnaires de  l’hôtel 5 étoiles de Coronthie avait son problème à lui. Pendant leur séjour carcéral, ils se seraient fait des promesses et auraient signé une sorte de pacte de non trahison à leur sortie de prison.

Aujourd’hui, Sidi Mouctar Dicko se dit ‘’trahi’’ et ‘’abandonné’’ par son compagnon de prison. C’est pourquoi, il aurait décidé de rejoindre l’opposition ou créer un mouvement pour combattre, à sa manière, le régime du président Alpha Condé. Dr Dicko, qui se prépare pour une tournée internationale, vient de confirmer à un de nos confrères sa décision de combattre effectivement le président Alpha Condé et son système.

L’homme  dit à qui veut l’entendre qu’il ne se reproche rien envers le président Alpha Condé. Il se pose plutôt en victime d’une trahison orchestrée, selon lui,  par le président et certains de ses plus proches collaborateurs. Il aurait cité notamment Dr Ibrahima Kassory Fofana (Premier ministre, chef du Gouvernement), Naby Youssouf Kiridi Bangoura (ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence de la République) et  Dr Mohamed Diané (ministre d’Etat en charge des Affaires présidentielles, ministre de la Défense nationale).

Pour beaucoup d’observateurs avertis de la scène sociopolitique guinéenne, le président Alpha Condé, un homme de parole et très fidèle en amitié, n’abandonnera jamais un homme dont les compétences sont reconnues et qui lui est resté loyal comme Sidi Mouctar Dicko. Son entourage mis en cause serait donc bien inspiré de rectifier le tir en posant à temps des actes qu’il faut et en  tenant le discours approprié pour éviter que ce grand commis de l’Etat ne rejoigne les rangs de l’opposition, avec armes et bagages. Dans le camp présidentiel, l’heure devrait être à la cohésion, à l’ouverture, à l’entente et à l’acceptation de l’autre ; et non à l’exclusion et à la frustration.  Nous y reviendrons…

SEKOU  AMADOU  N’DIAYE

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