Face aux invectives, Aly Bongo Léno reste élégant

La résurgence des rancoeurs dans l’affaire Petit banlieuz’art a gâché la fête du 2 octobre à Conakry. Mais Léno n’a pas cédé à la provocation.

A la célébration des 61 ans de l’indépendance de la Guinée le 2 octobre 1958, sur podium géant, l’esplanade du Palais du peuple vibre dans la bonne ambiance. L’événement est retransmis en direct par les chaines de télévision partenaires. D’un coup, tout s’arrête. Et pour cause? L’artiste du label Meurs Libre Prod (MLP), dont Ablaye M’Baye du groupe Deeg j Force 3 et Abdoul Aziz Bangoura dit Marcus Konko Maléla s’en prennent au journaliste culturel et régisseur général du concert en cours, Aly Bongo Léno.

Et comment? Lorsqu’ Ablaye M’Baye entonne: « Ça va la famille ! On représente depuis des années la Guinée, oui ou non?», le public répond: «Oui !». M’Baye redemande: «Toutes les mains en l’air !, comme si vous avez le drapeau guinéen, levez le drapeau ! Aujourd’hui, par respect pour la Guinée, pour le Ministère de la culture, particulièrement Isto Keira et Malick Kébé! Depuis toujours, vous voyez sur Facebook, il y a des bomboclaks (jargon grossier jamaïcain) comme Aly Léno qui cherchent à nous saboter ». A entendre ces propos, le public observe le calme et écoute. L’ambiance festive s’estompe. Puis, Marcus se saisit du micro pour ajouter: « Retenez bien! Aly Léno est un bomboclak» Et s’adressant directement au journaliste culturel, il lâche: «Tu as un mauvais coeur! On va régler ton compte ».

Sur ces mots, Marcus fait le vide. Il disparaît de la scène. L’extrait vidéo de l’attaque verbale contre Léno se retrouve sur le réseau social Facebook. L’indignation des internautes fait réagir l’Agence guinéenne de spectacles (AGS) dirigée par Sayon Bamba qui sanctionne les auteurs. Ils sont interdits de toutes prestations musciales jusqu’à nouvel ordre. Le Collectif des journalistes et animateurs culturels de Guinée présidé par Samba Bah condamne l’acte. Les auteurs M’Baye et Marcus se fendent un communiqué pour présenter leurs excuses.

Tamsir et l’affaire de viol

L’histoire remonte au 28 juin 2019 quand MLP écrit qu’elle regrette l’absence de l’artiste Alkaly Tamsir Touré dit Petit Banlieuz’art à la 33e édition du Festival Nuits d’Afrique au Canada, tout en accusant Léno d’avoir informé les organisateurs des antécédents judiciaires du jeune Tamsir, jugé pour viol. Dans cette affaire de viol, dont les images vidéos de moins d’une minute ont été diffusées sur Facebook en octobre 2015 notamment, Tamsir tient un couteau de cuisine en intimant une fille de se mettre nue. Il s’en fuit en Côte d’Ivoire, mais Tamsir est extradé d’Abidjan en 2015. Après plusieurs mois de détention, il a bénéficié d’une liberté provisoire

Ahmed Tidiane Diallo

in lepopulaireguinee.com

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