Il est constant que la principale cause du sous-développement de la Guinée et la pauvreté extrême de sa population réside dans l’institutionnalisation de l’impunité au profit des gouvernants et de leurs proches. Dans la longue histoire de la Guinée indépendante, rarement les bourreaux ont payé le prix de leurs forfaitures. De ce fait, la loi est devenue l’instrument de soumission du peuple aux dirigeants, qui se sont toujours placés au dessus de la loi. C’est ce constat qui a fondé la création du Collectif Contre l’Impunité en Guinée et les accords de collaboration qui le lient à ses partenaires comme Pottal Fii Bhantal des États-Unis entre autres, avec lesquels le Collectif est engagé dans une lutte sans merci contre toute forme d’impunité en Guinée, y compris les crimes économiques et autres usurpations de titres et usages de faux diplômes permettant à certains d’occuper indument les hautes fonctions de l’États à la place et au préjudice des fils et filles de la Nation remplissant les conditions de diplômes adéquates ou exigées par les hautes fonctions en question. Étant donné que le bon exemple doit venir d’en haut, notre chasse aux faux diplômes et aux usurpations de titres commencera par le ministre d’État chargé des investissements publics et privés qui vient d’annoncer sa volonté de combattre la corruption en Guinée s’il est nommé au poste de premier ministre et qui défie quiconque de prouver son implication dans les pratiques illégales en Guinée.