ACTU
FRANCE 🇫🇷 : Nicolas Sarkozy incarcéré
mardi à la Santé.
C’est une première dans l’histoire de la République française. Un ancien président va être incarcéré mardi. Bien qu’ayant fait appel, Nicolas Sarkozy ne peut pas échapper à la prison en raison du mandat de dépôt avec exécution provisoire prononcé à son encontre dans le dossier libyen, où il a été condamné fin septembre à cinq ans ferme pour association de malfaiteurs. Que sait-on de cette incarcération inédite ? ( AFP)
Je suis serein. Parce qu’aussi paradoxal que cela puisse paraître, ce délibéré, derrière une condamnation aussi injuste qu’infamante, prouve surtout que toute l’accusation s’est effondrée. Il confirme, comme je le dis depuis 12 ans, qu’il n’y a jamais eu un centime d’argent libyen dans ma campagne. Depuis 12 ans, on nous rabâche « l’affaire du financement libyen de la campagne Sarkozy ». C’est maintenant reconnu, ce n’était en réalité qu’une fable, un mensonge, une calomnie. Je maintiens depuis 12 ans que le document publié par Médiapart et qui a déclenché l’affaire, est un faux. La procédure judiciaire a débuté sur la foi de ce document. Or que conclut le Tribunal correctionnel de Paris ? Que « le plus probable est que ce document Médiapart soit un faux ». Or s’il y a un faux, c’est qu’il y a eu des faussaires, des manipulateurs et donc un complot. Dans un monde normal, c’est l’ensemble de l’accusation qui aurait dû s’écrouler. (…). Ce jugement, c’est en réalité l’effondrement de la quasi-totalité de l’accusation. Que reste-t-il ? Une soi-disant « association de malfaiteurs », rajoutée « in extremis » par les juges d’instruction à la toute fin de l’enquête, lorsqu’ils ont pris conscience que leur dossier était plus que fragile. Et même cette soi-disant « association de malfaiteurs » ne tient pas, car elle repose sur une simple
hypothèse du tribunal, qui n’est étayée par aucun début de commencement de preuve. (…) Je suis condamné parce que le tribunal estime possible, sans pouvoir à aucun moment le prouver, que j’aurais pu laisser deux de mes collaborateurs envisager d’obtenir un financement illégal, c’est-à-dire commettre deux délits pour lesquels, par ailleurs, je suis relaxé ! C’est incohérent et contraire au simple bon sens. Je suis innocent. Et je ne cesserai le combat que lorsque j’aurai obtenu la vérité, c’est-à-dire la reconnaissance de mon honnêteté.


