Comme on le sait bien, le Front national pour la défense de la constitution (FNDC) a été dissous l’année dernière par le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, pour son implication dans les violences enregistrées lors des manifestations organisées dans certains quartiers du Grand Conakry, avec leur lot de morts et de destruction de biens publics et privés. Mais malgré sa dissolution, conformément à nos textes de lois, ce groupement de fait continue d’appeler à manifester avec tous les risques que cela comporte. À travers un communiqué publié dans la presse et sur les réseaux sociaux, la Coordination Nationale dudit FNDC, dont les premiers responsables ont actuellement maille à partir avec la justice, s’arroge à nouveau le droit de projeter pour le jeudi 16 fevrier 2023 une prétendue marche citoyenne dans le Grand Conakry pour protester contre la façon dont la transition est conduite par le CNRD et son valeureux président, le colonel Mamadi Doumbouya.Pour les observateurs sérieux et objectifs, tous les acteurs sociopolitiques se doivent de respecter à la lettre la trêve de 2 ans décidée lors du dialogue inter-guinéen qui s’est tenu du 24 novembre au 20 décembre 2023. En lieu et place donc des manifestations de rue, des discours va-t-en guerre et des sorties fracassantes dans la presse, les Guinéens de tous les bords politiques ont grand intérêt à ce que cette transition réussisse et qu’elle soit la dernière dans notre pays. Les pauvres populations du grand Conakry ont trop souffert des conséquences désastreuses des manifestations de rue qui n’ont rien de pacifique ou de citoyen.
Le FNDC et ses soutiens de l’intérieur et à l’international doivent revenir à de meilleurs sentiments pour renoncer, pendant les 24 prochains mois, à toute forme de manifestation qui serait de nature à nous conduire vers un glissement du calendrier électoral. Le locataire du palais Mohammed V, en officier assermenté doublé d’un homme de parole, a promis à ses compatriotes et à la communauté internationale l’organisation d’élections libres et transparentes, de la base au sommet, pour remettre le pouvoir aux civils au bout de 2 ans, à compter du 1er janvier 2023. Les manifestations de rue, les Guinéens n’en ont plus besoin. Vivement la trêve. 


