Coopération bilatérale : Les entreprises françaises souhaitent continuer d’investir au Sénégal (conseiller)
Les entreprises françaises souhaitent continuer d’investir au Sénégal, a déclaré mercredi, Marc Legouy, conseiller économique à l’ambassade de France à Dakar.
‘’Le message que nous souhaitons faire passer à travers cette mission, c’est que les entreprises françaises souhaitent continuer d’investir au Sénégal, avec cette logique de co-investissement et de co-partenariat’’, a-t-il dit au micro de l’APS.
M. Legouy s’exprimait à l’issue d’une rencontre entre une délégation du Mouvement des entreprises de France (MEDEF) et des responsables de l’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux (APIX).
Selon lui, la délégation du MEDEF a beaucoup apprécié l’accueil et la qualité des interlocuteurs publics sénégalais mais aussi les opportunités.
»Les entreprises françaises sont déjà très présentes au Sénégal et elles souhaitent y rester’’, a-t-il réitéré.
Il a indiqué les patrons de certaines des 26 entreprises composant la délégation étudient ‘’l’idée d’investir au Sénégal […]’’
Le conseiller économique de l’ambassade de France à Dakar est revenu sur ses rapports avec l’APIX.
‘’Quand nous avons une entreprise qui a un projet d’investissement, un projet de partenariat, un projet industriel au Sénégal de transformation de valeur ajoutée, nous allons voir nos amis de l’APIX pour travailler ensemble, et donc faire que ce projet soit un succès et abouti’’, a-t-il expliqué.
Il s’est beaucoup réjoui de la réussite de la visite de la délégation ponctuée par des rencontres avec le ministre du Commerce et de l’Industrie et ses collègues de l’Economie et l’Agriculture’’.
‘’Ce matin, il y a eu le forum d’affaires où votre directeur général était l’invité principal. Nous sommes, cet après-midi, à l’APIX. Nous avons pu voir également, cet après-midi, le ministre de l’Energie’’, a-t-il salué.
Selon Christine Fages, ambassadrice de France au Sénégal, plus de 300 entreprises à capitaux français et sénégalais représentent plus de 30 000 emplois formels occupés, en grande partie, par des Sénégalais. De plus, a renchéri Mamadou Racine Sy, la France est le premier investisseur au Sénégal avec 16 % des stocks d’Investissement direct étranger (Ide) en 2023, même si, a-t-il précisé, son poids relatif a progressivement décliné depuis 2015 où il était à 66 %. M. Sy a aussi souligné que le Sénégal est la quatrième destination des investissements français dans la zone Cedeao et la deuxième dans l’espace Uemoa. Pour les exportations du Sénégal, la France est le 14e pays client, tandis que s’agissant de ses importations, la France est le quatrième pays fournisseur.
« Qu’il s’agisse des grands groupes ou des Pme innovantes, l’entreprise française implantée au Sénégal est un acteur majeur de développement », a indiqué Mme Fages. Dans tous les cas, les entreprises françaises ont compris, d’après Philippe Labonne, président du Comité Afrique de Medef international, que les leaders africains entendent désormais localiser en Afrique les chaînes de valeur concernant leurs matières premières. Il a relevé que les entreprises françaises sont déjà les plus engagées au Sénégal avec le premier stock d’investissement direct étranger à hauteur 1,3 milliard d’euros. « Nous pensons que les entreprises françaises ont la connaissance, l’expertise, mais aussi l’état d’esprit pour vous permettre d’atteindre vos ambitions et vos rêves », a assuré M. Labonne.
Pour sa part, Bacary Séga Bathily, directeur général de l’Agence sénégalaise de promotion des investissements et grands travaux (Apix), a sollicité de la France et des entreprises françaises « de ne plus considérer le Sénégal comme un pays d’exportation, mais un pays d’investissement où on peut trouver un secteur privé qualifié ». Pour cela, il a appelé la France et les entreprises françaises à voir le Sénégal comme un partenaire stratégique. « Nous comptons sur vos investissements pour renforcer ce partenariat et cette collaboration. La diplomatie économique doit constituer un levier de transformation structurelle de notre économie », a ajouté M. Bathily.
La rédaction