Plainte pour diffamation et dénonciation calomnieuse : Laye Sidibé saisit la justice contre deux griots guinéens
C’est un véritable coup de tonnerre dans le monde artistique et médiatique guinéen. Laye Sidibé, plus connu sous le nom de Wassaba Laye, a officiellement déposé une plainte contre les griots Djiba Kouyaté et N’Faly Faranwalia auprès du Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Mafanco. Il les accuse de dénonciation calomnieuse et de diffamation via un système informatique, des faits gravement attentatoires à son honneur et à sa dignité.
Dans sa plainte datée du 25 juin 2025, Wassaba Laye exprime son « indignation » et son « amertume » face à une vidéo enregistrée par Djiba Kouyaté, diffusée largement sur les réseaux sociaux Facebook et TikTok. Selon les éléments fournis, notamment un procès-verbal dressé le 25 juin 2025 par Maître Mohamed Chérif Camara, huissier de justice, Kouyaté y tient des propos particulièrement graves, l’accusant sans preuve de vouloir « créer un mouvement pour défendre Kassory ou bien une rébellion pour faire sortir Kassory de prison ».
Plus encore, le nom de N’Faly Faranwalia est cité dans cette vidéo polémique, apparaissant aux côtés de Djiba Kouyaté, et appuyant implicitement les accusations dirigées contre Wassaba Laye. Ce dernier estime que ces propos diffusés publiquement ont fortement terni son image et porté atteinte à sa considération auprès de l’opinion publique nationale et internationale.
Les faits incriminés, selon le plaignant, tombent sous le coup des articles 361 et suivants du Code pénal guinéen, ainsi que des articles 29 et 32 de la loi L/2016/037/AN relative à la cyber-sécurité. La plainte vise ainsi les auteurs directs mais aussi tout coauteur ou complice que l’enquête pourrait identifier.
Par cette action judiciaire, Laye Sidibé entend laver son honneur face à ce qu’il qualifie de « campagne de dénigrement gratuite » menée à son encontre. Il espère que la justice fera toute la lumière sur ces accusations et punira, le cas échéant, les auteurs conformément aux lois en vigueur. Cette affaire relance une fois encore le débat sur l’usage abusif des réseaux sociaux et la nécessité d’une régulation plus stricte des contenus diffamatoires sur les plateformes numériques.
Par Djanka KEBE


