Adresse du chef de l’Etat à la nation : un discours responsable et rassembleur !

Adresse du chef de l’Etat à la nation : un discours responsable et rassembleur !

Le mercredi 4 septembre 2019, le président guinéen, Pr. Alpha Condé, s’est adressé à ses compatriotes dans un discours jugé responsable et rassembleur par tous les observateurs sérieux de la scène sociopolitique guinéenne.
Le locataire de Sékhoutouréya a tout d’abord rappelé que depuis son élection à la Magistrature suprême du pays, dans les conditions de transparence que tout le monde connaît, il a toujours eu comme seule et unique préoccupation l’intérêt de la Guinée et des Guinéens. Et de faire remarquer qu’à son avènement au pouvoir, la Guinée n’avait plus de crédibilité auprès des institutions financières internationales. « Grâce à nos efforts communs, à la détermination et à la patience de notre peuple, nous avons relevé beaucoup de défis, notamment : la stabilité économique, la réforme de nos forces de défense et de sécurité, de la justice, la lutte contre Ebola et l’amélioration de notre système de santé, le développement des secteurs des mines, de l’énergie, de l’agriculture, de l’industrie et une série de réformes structurelles et institutionnelles. », a-t-il relevé.
L’ANAFIC pour booster le développement des collectivités
Au lendemain de son investiture comme premier président démocratiquement élu de la Guinée indépendante, le professeur Alpha Condé a fait de la décentralisation un axe prioritaire de sa gouvernance. Les 15% des recettes minières du pays seront désormais réparties entre les 342 communes et rurales que compte le pays. Il n’a manqué de le souligner dans son discours d’hier à la télévision nationale. Pour lui, il est fondamental que les investissements réalisés profitent à tous. « C’est le sens des efforts entrepris dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture, des mines et plus récemment dans les collectivités locales à travers l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC). J’encourage le Gouvernement à accentuer les efforts de développement dans cette direction pour réduire la pauvreté et les inégalités et garantir la justice sociale », a-t-il déclaré.
La souveraineté des peuples africains en question
Ayant appartenu à une génération qui s’est mobilisée très tôt pour la libération de notre continent, la dignité et la fierté des peuples d’Afrique, le professeur-président regrette le fait que, malgré les efforts consentis et toutes les victoires remportées, l’Afrique ne jouisse pas encore de sa souveraineté pleine et entière. « Les peuples africains aspirent toujours à l’égalité avec les autres, revendiquent leurs identités et leurs spécificités propres. Dans le nouveau monde, chaque pays, chaque peuple veut suivre sa propre voie et être libre de choisir son destin. », a-t-il martelé.
Les élections législatives dans le courant de l’année
Dans son adresse à la nation, le chef de l’Etat, en tant que garant des institutions de la République, a invité tous les acteurs impliqués dans l’organisation des élections législatives à redoubler d’efforts et d’ardeur dans le travail, à se mobiliser tous pour que les élections législatives se tiennent dans le courant de cette année.

Des consultations annoncées sous l’égide du Premier ministre
Par rapport au débat en cours dans le pays (sur le projet de nouvelle constitution), le chef de l’Etat a dit ceci : « Je comprends le débat en cours dans le pays sur tous les sujets de préoccupation y compris la Constitution. Mais, comme je l’ai indiqué auparavant, il ne m’appartient pas de trancher ou de choisir à la place des Guinéens. Avant toute prise de position personnelle, j’ai le devoir d’écouter tout le monde. Pour ce faire, j’instruis le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, d’initier des consultations avec les institutions de la République, les partis politiques, les syndicats, les organisations de la société civile pour recueillir les avis des uns et des autres dans un échange ouvert sur les différentes questions pour que le débat porte sur les arguments et les recommandations. Tout sujet peut être discuté dans une démocratie. ».

Ibrahima Sory CISSE

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