Ecole primaire Diawadou Barry de Dixinn: une polémique qui n’a pas sa raison d’être
Les Guinéens, tous bords confondus, se doivent de se pardonner, de s’accepter et de se mettre d’accord sur leur histoire commune, aussi tumultueuse soit-elle. En donnant le nom de la nouvelle école de Dixinn (construite à l’emplacement de l’ancien domicile du président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo) à Barry Diawadou, le CNRD et son gouvernement étaient loin de s’imaginer que cela pouvait être mal interprété par certains Guinéens, sur la base des considérations irrationnelles. Hier dimanche, la famille de feu Barry Diawadou, compagnon de l’indépendance, a réagi à cet acte symbolique posé de bonne foi par les autorités de la transition en faisant savoir que ce dernier mériterait beaucoup plus et beaucoup mieux.
Cette nouvelle école primaire qui a été inaugurée le vendredi dernier en présence du ministre de l’Enseignement pre-universitaire, des membres du gouvernement et des autorités éducatives de la commune de Dixinn comprend 18 salles, une bibliothèque, des bureaux, une cantine scolaire et d’autres commodités. Au lieu de verser facilement dans des critiques, l’on devrait plutôt reconnaître que c’est un grand soulagement pour tous les enfants de Dixinn qui étaient soit privés de leur droit fondamental à l’éducation soit contraints de parcourir de longues distances pour se rendre à l’école avec tous les risques liés à leur mobilité.

Cet autre acte posé par le colonel-président Mamadi Doumbouya et son gouvernement s’inscrit dans le cadre de la nécessaire réconciliation nationale et de la réhabilitation de toutes celles et de tous ceux qui se sont battus pour l’indépendance de la Guinée. Sékou Touré, Saifoulaye Diallo, Lansana Béavogui, Barry Diawadou, Keita Fodeba, Barry III, Lansana Diané, Naby Youla, Amara Soumah, M’balia Camara et Hadja Mafori Bangoura font incontestablement partie de ce cette catégorie-là. Après 64 ans d’indépendance, les Guinéens n’ont plus le droit de se diviser sur leur passé. Il est grand temps pour eux de taire leurs divergences et de construire ensemble quelque chose de solide et de durable pour que les générations futures puissent s’épanouir dans la paix, la convivialité et l’amour de son prochain.Le train de la refondation de l’État ne s’arrêtera pas, le colonel-président Mamadi Doumbouya, ses compagnons du CNRD et de son gouvernement constituent une chance pour la Guinée profitons-en. Avançons et aimons-nous dans la paix et dans la vie.
A méditer…
Ibrahima sory CISSE


