Pollution plastique en Guinée : Cap sur les emballages biodégradables

Une nouvelle dynamique s’amorce dans la protection environnementale en Guinée. Ce vendredi, l’entreprise SIMEX Sarl et la Fédération Nationale des Artisans de Guinée (FENAG) ont concrétisé un partenariat stratégique visant à éradiquer progressivement les emballages plastiques à usage unique. Cette concertation s’inscrit directement dans la feuille de route tracée par le ministère de l’Environnement et du Développement Durable.
L’événement a réuni un parterre d’autorités de premier plan. Autour du ministre de l’Environnement et du Développement Durable, Fassou Théa, et de son secrétaire général, étaient présents le Directeur national de l’Artisanat (représentant le ministre Moussa Moïse Sylla) ainsi qu’Elhadj Boubacar Fofana, président de la FENAG.
Pour matérialiser cet engagement, des prototypes d’emballages écologiques à la fois recyclables, réutilisables et biodégradables ont été dévoilés. Résultat d’un travail conjoint entre le groupe SIMEX et le savoir-faire des artisans locaux, ces alternatives visent à remplacer durablement le plastique jetable sur le marché guinéen.
Lors de son intervention, Elhadj Boubacar Fofana a souligné l’urgence d’investir dans la durabilité, tout en lançant un appel direct à l’État. Pour garantir la compétitivité et l’accessibilité financières de ces nouveaux produits pour les ménages, le président de la FENAG sollicite :
Un accès facilité aux devises à des taux préférentiels.
Des exonérations fiscales et douanières sur l’importation de matières premières et d’équipements de production.
Un soutien institutionnel affirmé
Les représentants gouvernementaux ont chaleureusement salué cette synergie du secteur privé et de l’artisanat. Le Directeur national de l’Artisanat a rappelé l’impact dévastateur des déchets plastiques sur les écosystèmes marins et terrestres, qualifiant la démarche de « projet d’avenir ».

De son côté, le ministre Fassou Théa a félicité l’éco-citoyenneté des initiateurs, rappelant que la salubrité et l’amélioration du cadre de vie demeurent des priorités portées par le président Mamadi Doumbouya. Reconnaissant la complexité industrielle et financière d’une telle transition, le ministre a plaidé pour une réponse intersectorielle impliquant l’Environnement, la Culture, l’Assainissement et l’Agriculture, assurant que le gouvernement reste à l’écoute des défis rencontrés par les producteurs locaux.
Par la Rédaction


